L'invasion, L'humiliation, la colère étouffée: la troisième blessure d'enfance et la structure masochisteEt si pour un instant vous laissiez venir à vous les souvenirs enfouis qui concernent cette blessure? Ces moments où vous avez subis, avez été témoin ou actif dans des événements où l’un(e) de nous fut forcé(e) de faire quelque chose qu’il (elle) ne voulait pas, fut ridiculisé(e) publiquement pour avoir été trop…grosse, efféminé, bête, sale, étranger, laid … ou pas assez travailleur, sportif, intelligent, combatif…

 

Souvenirs de violence

Peut-être vous souvenez-vous de ce dernier de classe qui fut exposé devant tout le monde, molesté psychologiquement voire physiquement par un instituteur car en plus d’être bête, il avait le nez qui coulait, il sentait mauvais?  Et de cette jeune-fille qui n’avait pas été prévenue par ses parents de ses futures pertes de sang au moment de la puberté et dont on se moqua dans la cour de récré car elle ne comprenait pas ce qui se passait? Ou de cette horrible nourriture que vous deviez manger sous peine de ne pas quitter la table et d’aller jouer avec les autres déjà partis depuis longtemps? Vous avez certainement des souvenirs de ce type de violence qui vous sont propres.  Ressentez-vous ce qui se passe dans votre corps à l’évocation de ces souvenirs? La gorge peut être chargée d’un trop plein d’émotions négatives (colère), ou est-ce ailleurs? Je vous conseille de respirer un moment, ou de poser les mains là où se passe un ressenti désagréable tout en douceur. 

Moments traumatisants

Dans tous ces moments traumatisants, notre intimité fut bafouée, notre être fut menacé dans son intégrité par une ou des personnes invasives ne respectant pas nos limites, notre estime de soi fut écrasée.  Les souvenirs d’enfance liés à cette blessure sont plus clairs que dans les deux premières car elle se met en place lors de la phase d’autonomisation de l’enfant. À ce stade la verbalisation s’active, des mots peuvent être associés à des ressentis. Les souvenirs évoqués plus haut sont postérieurs à la mise en place de la blessure. À ce stade, le petit enfant commence à dire non, il lui est demandé d’être propre. L’enfant revendique une certaine autonomie qui n’est pas toujours respectée. La sphère intime, corporelle, sexuelle peut avoir été transgressée, cela peut se reproduire lors de l’adolescence où les jeunes explorent leur sexualité… une porte est ouverte sans prévenir, un tiroir est fouillé, une enveloppe ouverte, une remarque désobligeante est lancée publiquement de la part d’un parent mal à l’aise avec la sexualité émergeante de son enfant. 

Les comportements invasifs, humiliants réduisent notre espace énergétique, le confinent, comme une étroite cellule de prison dans laquelle nous ne pouvons plus bouger, à peine respirer, l’énergie se bloque, stagne. Avez-vous été sensible à cette impression d’étouffement, de rétrécissement de votre espace, avez-vous ressenti votre respiration se ralentir  à l’évocation de ces souvenirs? Chez les personnes qui répondent à l’invasion et à l’humiliation en ayant adopté la structure masochiste, la lenteur, la lourdeur, la difficulté, l’impossibilité de faire avancer les choses suite à une impression de se sentir forcé, obligé sont des ressentis très présents. 

Colère étouffée

La COLÈRE est « étouffée dans l’oeuf », non reconnue car nous n’avons pas été autorisé à l’exprimer, nous avons même pu être punis pour cela. Cette colère peut ressurgir plus tard sous la forme de comportements autodestructeurs (excès alimentaires, substances nocives, etc.). La personne qui résonne avec cette blessure s’exprime souvent par bribes de mots, hésite, bafouille, son entourage veut souvent compléter ses phrases, ce qui  la  blesse davantage augmentant la pression, créant de la honte. Les conclusions erronées de l’enfant humilié, envahi dans son espace intime concernant la colère pourraient être: « si je me mets en colère on/je me déteste, si je ne mets pas en colère on/je me déteste ». Je vois souvent le champ énergétique de ces personnes comme un énorme volume de gaz dont elles tentent de vous donner le briquet pour l’allumer, qui permettrait de laisser exploser leur colère  et soulager un peu cette accumulation d’énergie stagnante,… jusqu’à la prochaine fois. 

L’enfant humilié ou non respecté dans son espace intime va laisser place à un adulte assez bonhomme, docile, serviable, doté d’une endurance extraordinaire. C’est un gentil, extérieurement, qui ne s’énerve pas souvent et dont on le charge facilement des tâches les plus ardues et ennuyeuses car il dit souvent oui…

Si vous vous reconnaissez dans cette blessure alors peut-être que le mot LIBERTÉ est un idéal légitime que vous êtes en droit de vous offrir… un simple NON! peut y aider, de même que l’expression corporelle (danser par exemple). En thérapie énergétique, je travaille sur les limites, le plexus solaire, se familiariser avec sa colère en tant qu’énergie créative et bien d’autres domaines qui s’imposent en cours de séance… à votre rythme et pas à pas…

2 Comments

    • Je vous remercie pour votre témoignage… les mémoires de nos blessures d’enfance sont souvent à fleur de nous-mêmes et les émotions qui y sont associées sont vite ravivées. Je le vis en écrivant ces articles. Je crois que toucher à cette cicatrice avec beaucoup d’amour et d’empathie envers soi-même est déjà en soi un travail de libération et d’ouverture au mieux-être.

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