“Bon passage, quoique vous fassiez en cette fin d’année!” me dit-elle. J’appréciai sa délicatesse. Elle ne prononça pas l’habituel “Joyeuses fêtes!”, et c’était intentionnel.
En tant que thérapeutes, nous veillons à ne pas raviver les plaies ouvertes. Le choix des mots, l’attention à ceux-ci, à la posture, sont importants.
Car pour beaucoup d’entre nous, la lourdeur habituelle de décembre est palpable.
Le mois de décembre et ses contrastes …
Les contrastes s’amplifient à mesure que s’approche la fin d’année : abondance, manque, liens, solitude, lumière, nuit, chaleur/froid, matériel/spirituel, paix/guerres, …
En décembre, les mots d’ordre intérieurs dans notre tête atteignent leur paroxysme il me semble. Ils sont entretenus par le conditionnement de notre environnement sociétal .
Il faut! … acheter, cadeaux, manger, être heureux.se, faire la fête, consommer, être en groupe, en famille, ne pas rater, il faut!
… Qui ravivent de vieilles blessures
Les personnes qui ne “cochent pas ces cases” souffrent de la comparaison, malgré elles, en cette période. Les sentiments d’isolement, de manque, de honte, suite à une rupture, un deuil, une situation familiale ou sociale difficile, une maladie, …, amènent leur lot de tristesse, de désespoir.
Les blessures de la petite enfance en rapport avec le manque, le rejet se ravivent, créant chez certain.es des moments dépressifs, de l’angoisse, du mal-être physique, psychologique.
Ces états, paradoxalement, sont souvent stigmatisés : “il faut réagir, être fort.e, ne pas se laisser aller!”.
Cela crée encore plus de souffrances dues aux injonctions intériorisées et de pensées cruelles que nous nous infligeons à nous-même.
Ces blessures se sont souvent forgées à partir de stratégies de survie chez l’enfant, devenues des schémas répétitifs inconscients chez l’adulte.
Traumas, thérapie psycho-corporelle et énergétique
En thérapie psychocorporelle et énergétique, j’aborde ce type de traumas avec toute la douceur et la précaution requises (soins énergétiques, toucher réparateur, au besoin).
Cela est nécessaire à mes yeux avant même de chercher à travailler sur les schémas répétitifs, les croyances limitantes, etc.
Nous pourrons par la suite identifier, grâce aux ressentis corporels, de nouveaux repères intérieurs.
Ils nous serviront à clarifier nos besoins, à les exprimer, pour finalement gagner en autonomie.
L’autonomie n’est pas synonyme d’une indépendance illusoire. Nous vivons dans un monde où tout est relié et où l’interdépendance est une loi naturelle.
Alors, oui, “Bon passage!”, quoique vous fassiez ou pas en cette fin d’année!
Frédéric
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